Jour 12 – Cétones hautes, glucose têtu

Jour 12 – Cétones hautes, glucose têtu
Photo by Jon Tyson / Unsplash

Hier, repas minimaliste :
un avocat à midi, des ribs le soir.
Rien de sucré, rien d’improvisé, rien d’excessif.
Et pourtant, les mesures du matin m’ont surpris :


⚖️ Mesures du jour (prises à J+1)

  • Poids : 94.3 kg
  • Glycémie : 5.3 mmol/L
  • Cétones : 2.4 mmol/L → niveau record depuis le début ✅
  • GKI : ≈ 2.2 → zone de cétose thérapeutique

🤔 Interrogation

J’avais du mal à comprendre comment la glycémie pouvait rester haute alors que je n’avais aucun apport sucré et des cétones parfaites.
Par curiosité, j’ai donc interrogé mon ami ChatGPT pour creuser un peu la question.


🧠 Explications métaboliques

  1. Résistance insulinique physiologique
    En cétose, le corps préserve le glucose pour les organes qui en ont encore besoin (cerveau, globules rouges, moelle osseuse).
    Les muscles deviennent “résistants” au glucose afin de laisser la priorité aux tissus glucodépendants.
    ➜ Résultat : une glycémie légèrement plus élevée, normale et même saine.
  2. Production hépatique de glucose
    Le foie fabrique naturellement du glucose à partir des protéines (néoglucogenèse) pour maintenir un équilibre.
    ➜ Ce glucose n’est pas dû à un apport alimentaire, mais à une autorégulation naturelle.
  3. Effet cortisol du matin
    Le corps libère un peu de cortisol au réveil, stimulant la production hépatique de glucose (effet “dawn phenomenon”).
    ➜ Cela explique souvent une glycémie un peu plus haute au lever.
  4. Mode “dual fuel”
    À 2.4 mmol/L de cétones, le métabolisme tourne presque exclusivement aux graisses, tout en gardant un minimum de glucose disponible pour la stabilité nerveuse et cognitive.
    ➜ Une configuration idéale : pas de pic d’insuline, pas d’hypoglycémie, cétose pleinement fonctionnelle.

💭 Conclusion

Le paradoxe n’en est pas un : cétones hautes + glucose stable autour de 5.0 est le signe d’un métabolisme parfaitement adapté.
Après douze jours, la cétose est non seulement installée, mais régulée : le corps gère ses propres équilibres.
Le mode “croisière” commence vraiment ici.